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Michèle DEBONNEUIL : l'économie quaternaire.

Inspectrice Générale des Finances, Michèle DEBONNEUIL est spécialiste en Compétitivité ; Productivité et Emploi ; Inégalités ; Services à la personne.

Membre du Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale (CERC) du Conseil économique pour le développement durable (CEDD) et du Conseil d’orientation de France Investissement, elle a publié "L’espoir économique, vers la révolution du quaternaire ", Bourin éditeur, en 2007, et le rapport "L’économie quaternaire : une croissance durable à construire " en janvier 2010, pour le gouvernement.

Pour Michèle DEBONNEUIL, face aux dommages causés à l’environnement, au creusement des inégalités, au chômage de masse, au mal-être au travail, aux délocalisations, au surendettement, à la finance folle ; le constat du divorce entre l’économie contemporaine et le progrès humain n’est plus à faire. Elle pourrait presque constater, avec James K. Galbraith, que les conditions d'une croissance stable du commerce international ont disparu avec la période commencée en 1973.

Dès lors, son rapport le dit : "un nouveau cycle économique est à construire". Celui de l'économie quaternaire. S'il n'est pas possible de décrire en quelques lignes ce qu'est l'économie quaternaire, quelques lignes extraites de ce rapport nous en livrent les prémisses.

EspoirEconomique_M.DEBONNEUIL

"… Il faudrait que les pays développés entrent dans un nouveau cycle long de croissance alimenté par une révolution technologique, qui leur donnerait par la même occasion un avantage concurrentiel sur les pays émergents. Ce cycle pourrait être en train de se mettre en place sous nos yeux, avec l’émergence d’une nouvelle vague d’innovations fondées sur les technologies de l’information et de la communication qui bouleversent l’organisation traditionnelle de l’économie...

…L’analyse des tendances en cours montre en effet que l’avenir des pays développés pourrait résider dans un changement de mode de satisfaction des besoins, qui se fonderait désormais sur la mise à disposition temporaire de biens, de services et d’information, plutôt que sur la propriété de biens qui a caractérisé l’époque industrielle et continue de dominer notre économie. Ce renouvellement de paradigme, soutenu par des technologies de pointe, pourrait ouvrir une nouvelle ère de prospérité dans les pays développés. Celle-ci n’apporterait naturellement pas une réponse à toutes nos questions. Il resterait à repenser les rapports entre l’homme et son environnement social et naturel, ainsi que le rôle des médiations économiques dans ces rapports. Mais la croissance et le plein emploi retrouvés permettraient d’ouvrir ces chantiers avec une capacité d’action qui fait aujourd’hui défaut…

… ce nouveau cycle économique… malgré son caractère inéluctable, il serait hautement souhaitable qu’une politique économique innovante en facilite, accélère et oriente l’émergence."

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